20100815

Pas sage et clair

Un écart ici sans égards - ou si peu. Je profite de l'humeur qui tapote pour constater à quel point mes doigts sont rouillés ; les phalanges maladroites et les ongles malhabiles. Un passage rapide qui aspire à expirer dans les tréfonds des brouillons ; une visite de courtoisie qui vient ramener des bribes factices de vie dans un musée de cadavres écrits.

L'errance en fragrance se diffuse, à moins qu'elle ne s'infuse.
Des sons, des bruits, des chatoiements, des frottements, des crissements ? Un étal(age) de gestes délestés. Ni jeu, ni amusement, juste un carcan de sensations.

D'une brève à une brise, j'ai les neurones qui vacillent. Les voilà qui dansent, erratiques, à s'épandre en mélodies fiévreuses au grain laconique. Des errances, encore, qui cette fois-ci ne manquent pas d'air et se gorgent de plaire. Parions-le, une sacrée paire erre. Allons donc ! Un maudit sommeil qui éveille, l'aise du mâle se mêle en malaise.

On se laisse filer, on se laisse flouer, on se laisse fouiller ; des débris en guise de trésor enfoui. A trop en dessiner la carte, je me disloque, m'effrite, puis m'en moque. Accourez ! On déconstruit du neuf dans les vestiges. Un décompte peut-être ? Tapons, tapotons, tant qu'il reste une brique au bastion. En chœur, avec cœur, jusqu'à c'qu'on s'en écœure.

En lieu de chute, un disgracieux... chut !

I gotta move, I wanna split
I’m pulling on a string
that’s coming to an end
The last one broke on a bend
I lost a hat and sat with a duck
The last one broke on a bend
I ain’t got nothing to pluck
I ain’t got nothing at all

_ "Oshkosh Bend" - Moriarty