Un peu de sel, un peu de sucre ; le mélange est amer. Rire et nostalgie ne font pas vraiment bon ménage, ni ménage d'ailleurs. Je passe des gerçures de patinoires aux cloques d'ébullitions. Un aller pour un retour, un détour pour s'en aller, pas longtemps, juste quelques grains, quelques freins, quelques trains.
Le temps perdu(re). J'ai comme des images de murs, des briques qui volent en éclat, et moi qui me fabrique déjà. Des notes, des ressorts, bâtir sur des (p)eaux mortes. Pas de sens, si ce n'est ceux des fragrances. Elles se pointent, sans que j'ai vraiment le temps - ni l'envie - de les tailler ; des phrases écorchées, découpées, écopées. Je souffle un coup, pense dans un cou.
Un puzzle de sciures, inspire et tu liras dans les airs. Elles volètent, dansent et s'écrasent doucement. Étaient-elles bien à leur place ?
Si moi je me noie, toi tu (me) coules. Comme un nœud. Tout est lié, contracté, figé. Restent les balancements d'après les élancements d'avant. Accorde ta corde, qu'elle chante quand tu t'égosilles en silence.
Reste qu'un visage crispé en attire un autre. C'est fou, ces connexions mouvementées dans cette distance inamovible.
(m'allume un beedies, bois, fume et expire, décide d'arrêter d'écrire sans réfléchir)
Peut-être que j'étouffe en fait. Un peu comme si j'étais cloisonné, tordu et ankylosé, dans une boite exigüe. Du coup, j'y fais des trous. Créer des appels d'air, m'en enivrer, respirer pour espérer, croire l'espace d'une inspiration pouvoir inspirer à rejoindre l'espace externe à ma boite. Des fois, j'y passe un doigt, l'agite et sens l'air comme une promesse de plaire. Se détendre pour mieux se recroqueviller.
Je pousse au rêve, puis me pousse à l'erreur. Une auto-condamnation dont les lois m'échappent. Un cran décalé, peut-être absent. L'audace n'augmente de pair qu'avec son versant, renfermement.
Je me prends en flagrant dénis de laisser l'instantané primer sur l'élaboré. Pas encore assez, mais bientôt, creuser l'écart entre pensée et passé.
20081124
Doctor Knot
Croaked by
MindWideShut
@
03:18
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5 tadpole(s):
C'est douloureux . . .
Il en est une de chose qui donne envie de casser les touches du claviers...
La nostalgie est une pute, je l'ai bien souvent répété mais pense que je ne m'en étais pas reelement rendu compte. Pas avant aujourd'hui ; jusqu'a ce que nos chemins se séparent pour finalement s'eviter quotidiennement.
C'est douloureux...
La nostalgie est une pute.
La nostalgie est une blessure que l'on ne soigne qu'avec la volonté. Creuser l'écart sans vouloir le cimenter, seulement le préserver intact. Les choses ont fait que, les désirs aussi.
Personne n'a ici de responsabilité majeure. Posons un problème, un fait donné (soit la distance). Coupons le fait en trois ; on trouve trois tiers.
Trois responsabilités égales, les torts varieront selon les tiers. Les torts, c'est déjà l'interprétation, c'est déjà l'erreur.
Ne sois pas nostalgique ; aucun de nous trois n'a tenté de résoudre ce problème de communication vacillante.
S'il faut bien à un guéridon trois pieds pour tenir, lorsque deux pieds se taillent (dans les trois sens du terme), le troisième ne peut que suivre le mouvement, pour un dernier souffle d'équilibre.
Qui est un, qui est deux, qui est trois ? Aucune importance, les trois jouent les trois rôles. Un triolisme jusqu'au bout, du souffle comme "chemin".
Ne te perds pas dans la nostalgie ; nous n'aurions pas su, ni voulu, faire autrement. Son silence, ton incohérence, mon intolérance. Notre distance.
Ah bah oui, tout de suite c'est plus clair...
Tu as un bon potentiel d'écriture. Mais le plus dur dans l'écriture c'est de se faire comprendre et d'écrire simplement tout en gardant une beauté remarquable.
Tes mots sont beaux, mais c'est trop superficiel.
La simplicité est la chose la plus difficile à atteindre.
Courage.
Mmm... J'aurais préféré que vous n'usiez pas de l'anonymat, surtout si c'est pour donner un "conseil".
Je me sers de ce blog comme d'un exutoire, et si j'use de formules vagues ou vaseuses, c'est surtout pour éviter l'exhibition. Donc, dans ce cas-ci, je n'ai aucune volonté de me faire comprendre.
Ensuite, je ne sais pas si vous réagissez au post ou au blog dans son ensemble. Si c'est au post, toute sa première partie n'a pas été conceptualisée, et je planche toujours dessus, pour comprendre ce que j'ai bien voulu dire.
Enfin, je ne crois pas que la simplicité soit la chose la plus difficile à atteindre. Exprimer simplement quelque chose de complexe, tout en évitant dans le fond comme dans la forme la complication, me semble bien plus se rattacher à cette forme de difficulté.
Peut-être l'entendiez-vous dans ce sens, mais votre formulation était alors bien trop "simple" et sujette à l'ambigüité.
Je n'écris jamais par courage, mais par envie, parfois par désir.
(Pour ce qui est de la beauté, je trouve cette notion bien trop subjective pour réagir à votre remarque)
Au plaisir de potentielles nouvelles précisions de votre part !
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